Il s'agit d'une maison individuelle de 84 m² habitable. L'architecture est des plus simples, non seulement pour nous faciliter la conception et la réalisation, mais aussi pour diminuer la surface
de l'enveloppe extérieure. Un facteur déterminant dans les pertes d'énergie de chauffage.
L'un des des critères principaux dans la conception de la maison est l'efficacité énergétique. Bien avant de penser à produire de l'énergie renouvelable, il faut penser à réduire ses besoins et
économiser l'énergie. Ensuite il ne sera que plus facile d'y subvenir.
On a donc misé sur 30 centimètres d'isolation
paille dans toute l'enveloppe extérieure de la maison, ce qui nous permet
presque d'atteindre la passivité soit 15kWh/m².an de consommation d'énergie pour le chauffage. Bon bien sûr il ne fera pas 30°C alors qu'il gèlera dehors, 16 - 17°C seront bien suffisant! A ce
propos on peut lire dans le manuel de la parfaite ménagère des années 1920 : "la température de la chambre à coucher ne doit pas dépasser les 16°C sous peine de s'exposer à de graves
complications physiologiques". Je ne prône pas là un retour au passé, simplement nous ne serons pas les premiers à vivre à 17°C et on sera loin de casser la glace dans l'évier tous les matins
comme ma grand-mère à pu le faire dans sa jeunesse...
Nous avons opté pour la technique simple
ossature bois, placée au milieu du mur. La technique double ossature nous semblait
trop coûteuse en bois et nous n'avions pas assez confiance en la technique dite "Nebraska" où la paille est carrément l'élément porteur. Le bois sera du bastaing, section 150x50 mm, en sapin non
traité (si on arrive à se faire entendre par les commerciaux qui voudront nous vendre du douglas). Le douglas n'est valable à nos yeux que dans le cas où le bois est à l'air libre, or notre
structure est noyée dans le mur et qui plus est de petite section, pas besoin de couper de beau douglas pour ça. N'oublions pas que le bois est une matière renouvelable qu'à la condition qu'on ne
l'épuise pas plus vite qu'elle ne se renouvelle...
Bien sûr nous serons bien obligés de protéger notre bois des attaques extérieures, nous le traiterons donc avec du sel de bore.
Edition: finalement, nous avons opter pour du douglas! Il a quand même l'avantage de ne pas avoir besoin d'être traité, ce qui très positif dans la mesure ou on souhaite une maison saine et
exempte de toxiques. Le sel de bore étant toxique et pas seulement pour les insectes...
Pour les revètements extérieurs et intérieurs, ce sera un enduit à base de terre du jardin qui est locale et pas chère.
Nos fenêtres seront en mixte bois alu, double vitrage 4-16-4 à lame argon, c'est à dire des vitres de 4mm d'épaisseur séparées par un gaz appelé argon. Ce sera certainement avec le bois et le
terrain le lot le plus cher de la maison. Mais ce sont aussi les parois les plus fines de la maison et il faut qu'elles soient performantes au niveau thermique. Mais pourquoi de l'aluminium nous
direz-vous? Parce que c'est simple à entretenir pardis et qu'on voulait éviter au maximum le plastique.
Reste la couverture, là on a dû faire des compromis. Si on avait absolument tenu à la qualité écologiqe des matériaux, on aurait du opter pour des bardeaux de bois en mélèze, mais bon c'est
une technique inabordable pour des novices comme nous... La technique la plus simple à nos yeux c'est la tôle, même si bon c'est pas très écolo, il faut quand même bien que notre maison soit
couverte!
Et le détail sur lequel nous avons tergiversé sans cesse, même jusqu'au dernier moment, c'est les
fondations. Est ce qu'on
fait un vide sanitaire? une dalle "cyclopéene"? ou bien sur pilotis? ne connaissant pas la nature exacte du terrain, le choix était difficile. Et puis bon, c'est quand même la base de la maison,
il faut que ça soit du solide! Finalement, on a choisit le vide sanitaire. Une maison en bois n'est pas très lourde et les pilotis supposent que le vent passe sous la maison ce qui aurait
occasionné des pertes d'énergie d'autant qu'ils ne se justifient pas vraiment puisque le terrain n'est pas humide. Et la dalle c'est vraiment du lourd...
Un choix certainement discutable, comme tous les autres d'ailleurs, mais ce sera donc au final, une semelle de propreté en béton armé de 40 cm de large surmontée d'un muret de soubassement en
brique de 20 cm de large sur lequel reposera une dalle plancher en bois.
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